SANTE : La maladie du Chikungunya persiste toujours à Abéché

500 cas suspects du Chikungunya sont enregistrés par jour depuis la notification officielle du premier cas en juillet dernier dans la ville d’Abéché chef-lieu de la province du Ouaddaï en moyen de plus 70 nouveaux cas de malade sont listés quotidiennement dans les neuf centres de santé de la commune d’Abéché et l’hôpital provincial.
Le premier cas suspect similaire à Chikungunya est apparu depuis le début de l’année 2020. La particularité de cette maladie est qu’elle touche beaucoup plus les femmes et des enfants.
Plus de 15 000 cas suspects du Chikungunya sont enregistrés depuis le juillet dernier, la tendance reste toujours en hausse et les nombres des malades augmentent chaque mois. Il est difficile de retracer l’origine et la provenance du Chikungunya dans la ville d’Abéché. «  Jusque-là on na pas encore atteint le pic alors qu’elle fait rage dans la ville, mais Dieu merci nous ne notifions pas de cas décès liés directement au Chikungunya », confie, un responsable de la délégation sanitaire.
Les facteurs de propagation de cette maladie sont entre autres les piqures des moustiques, les pots de fleurs qui sont placés dans les maisons comme ornement, et la stagnation des eaux de pluie et ménagère dans les quartiers.
« J’ai demandé à la population de pulvériser les pots de fleurs qui sont dans leur concession afin d’éviter que les moustiques se multiplient et désinfectés aussi leurs chambres. De porter des habilles de manche longue et des chaussettes au pied, les moustiques qui piquent dans la journée comme dans la soirée », conseille, un médecin de l’hôpital provincial dAbéché.


A cet effet, Chikungunya est au centre de tous les débats dans les carrefours et autres points de rencontres. Car, aucune concession n’est épargnée par cette maladie. D’autres personnes souffrent de séquelles d’articulation.


Dans la matinée de ce mercredi 9 septembre 2020, aux environs de 9 heures 15 minutes les centres de santé Ahmat AlBadaoui, du Salamat et de Djatiné les malades sen pressent devant le bureau de responsable de centres pour être consulté. La grande partie des malades est constituée des femmes et des enfants sur place après le test rapide sur le paludisme, les malades reçoivent comme premier soin Diclofénac en injection accompagné du Parétamol comme relais pendant quelques jours. « On leur donne des traitements antipaludiques associés aux antibiotiques, le signe du Chikungunya disparaisse rapidement et actuellement il n’y a pas un traitement spécifique à cette maladie. Mais, il y a une nette diminution de cas à Chikungunya par rapport au début du mois de juillet dernier », renseigne un responsable de l’hôpital provincial d’Abéché.
L’on apprend que les autorités de la ville d’Abéché ont mis sur place une stratégie pour désinfecter tout véhicule en partance pour d’autres villes du pays pour éviter la propagation du Chikungunya.

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