REGARD : Prolifération des voiture à vitres fumées à N’Djaména

La prolifération des automobiles teintées à vitres fumées, inquiète la population dans sa tournure. Les textes qui interdisent les voitures à vitres sur-teintées sont clairs. Mais les contours posent problèmes. La teinte des vitres d’un véhicule relève dun souci de sécurité, face aux risques liés des usagers. Les autorités compétentes sont silencieuses.
L’apposition de film teinté sur les vitres d’une voiture diminue la visibilité, ce qui risque de gêner le conducteur en cas de baisse de luminosité durant la nuit. Ou encore en cas de fortes pluies, dissimule les occupants au bord, complique le contrôle effectué par les forces de l’ordre. Ces dernières ont du mal à distinguer le visage et la position des mains du conducteur. Cela les empêche également de vérifier si l’automobiliste a porté son cache nez ou s’il utilise un téléphone au volant, prendre l’alcool, ou orchestrer d’autres actes. Interdits depuis quelques années, selon la réglementation routière, les véhicules avec un vitrage teinté exposent leur propriétaire à des sanctions sévères.


Pourtant, les véhicules teintés à vitres fumées sont de plus en plus croissants. La circulation dans la ville de N’Djaména, est truffée des détenteurs des voitures à vitres fumées. Il est formellement interdit à un citoyen lambda d’en faire usage. Mais, réserver à une certaine classe qui occupe de plus hautes fonctions, les diplomates et les agents secrets. L’on peut affirmer ce texte souffre dans son applicabilité. Cependant l’on remarque, des mineurs, des femmes ou autres pavanent librement sur les artères et les rues secondaires, avec les véhicules teintés à vitres fumés, sans se soucier de moindre. Face à ces derniers, la population vit la crainte et la peur dans le ventre. Surtout sous les regards timides d’agents de la brigade de circulation routière (BCR). Qui sont ces personnes plus puissantes que l’Etat ? Pourquoi se dissimulent-ils dernière ces vitres fumées ? L’Etat est-il incapable de mettre un terme ou cest le laxisme ?
De jours, tout le monde a tendance de dire que c’est les enfants de plus hauts gradés, de plus hautes autorités, ou encore les enfants des bosses. Certes ils sont dans le lot, mais toutes les couches sociales ont mis la main la patte pour contribuer à ces désordres à ciel ouvert qui peuvent mettre le pays en mal en un clac des doigts. Même s’il faut avoir une mémoire courte comme celui de rat, il ne faut pas que les tchadiens oublient l’attentat de l’Ecole de Police. Certains tchadiens se souviennent encore de subterfuge que les éléments de Boko Haram, ont trompé les agents de police en faction pour semer les désolations. Une grosse cylindrée, vitres fumées, sans plaques d’immatriculations juste un rappel. La menace est permanente, l’ennemi profite sur le détail.


Aujourdhui, c’est n’est plus un secret pour personne, les vitres fumées sont devenues un laissez-passer indiscutable. Plusieurs fois on assiste à des contrôles, les policiers ne sont pas à mesure de faire respecter la loi. Certaines autorités et haut gradé gobent très mal quand un agent les arrête pour un tel ou tel contrôle. Au lieu de décliner son identité, en retour le policier reçoit des menaces verbales. Ce quils oublient un agent de la police n’est pas sensé connaitre toutes les autorités. Face à cette exposition les agents de la police, chacun préfère préserver son chou gras. Parades lors de mariage, acrobaties sur les rondpoints, voiture vitres teintées, coup feu en air, silence on passe la police.
Plusieurs commissions ont été créées à cet effet, mais elle ne dure que le temps d’une rose. Les plus malicieux garent leurs voitures juste pour deux jours et reprendre le troisième jour.
Afin d’éviter les sanctions et par souci de sécurité, il est important de se conformer à la loi interdisant les vitres sur-teintées.
Comme on dit souvent avant de lutter contre les drogués, il faut lutter contre la drogue. Pourquoi ne pas punir les prestataires qui apposent le film teinté sur les vitres dune voiture, avant de punir les utilisateurs ? Dans notre prochain numéro nous tenterons de tendre notre micro aux forces de l’ordre.

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