Regard : L’école tchadienne est malade, très malade…

L’école tchadienne va mal, très mal. Chaque année, elle bute sur des aspérités qui ternissent davantage son image et accélèrent sa déconfiture.

Grèves des enseignants, violences en milieu scolaire, programme scolaire inadapté, politisation exagérée du système éducatif, les fêtes et jours fériés incommodes, les décisions et arrêtés indigestes, la rentrée tardive dans certaines zones. Les exemples sont légions et attestent que l’école tchadienne est malade, véritablement malade. Et il faut un diagnostic sans complaisance pour la sauver.

La Covid-19 a bloqué le système éducatif pendant au moins trois mois. Pour sauver l’année scolaire 2019-2020, il a fallu des scénarii incohérents et inadaptés aux réalités du pays. A peine commencée, l’année scolaire 2020-2021 est pointée d’une grève. Une grève évitable si seulement l’école tchadienne constituait une préoccupation majeure de toutes les sphères de décision. L’on a préféré tourner les radars sur un forum dit national inclusif qui n’a même pas touché au fond la situation de l’école tchadienne qui va de mal en pis.

Pour une question de droit, de justice et de développement, les décideurs politiques et leurs partenaires devraient prendre des initiatives pour garantir le bon fonctionnement de l’école tchadienne, sa qualité, son utilité et sa durabilité. Mais hélas !
Chaque pays dans le monde dispose de son propre système éducatif, avec des rôles dévolus aux décideurs et aux partenaires mais au Tchad l’école n’occupe pas une place centrale. Pourtant, elle joue un rôle très important dans le développement de toute société. Dans certains pays, l’école est considérée comme primordiale car elle participe pleinement au développement socio-économique des sociétés. Un système éducatif performant est donc un avantage majeur. Raison pour laquelle disaient Nelson MANDELA et je cite : « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », et puis Bill Gaète « Le développement socio-économique d’un pays se mesure par rapport aux rangs qu’occupent ses écoles et universités». Vivement, que l’on trouve une solution à cette grève.

L.V.Djimet

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