Province : Des femmes leaders se forment à Mongo sur les politiques publiques inclusives

Des femmes leaders venant des provinces de Batha, Guéra, Wadi-Fira et du Ouaddaï se forment depuis ce samedi 2 juillet 2022, au Vicariat Apostolique de Mongo, chef-lieu de la province, en technique de réseautage de plaidoyer et lobbing des politiques inclusives.

Cet atelier de renforcement a pour objectif de contribuer à la réflexion sur la réalisation des droits politiques, économiques et sociaux des femmes et permettra aux participantes d’exprimer leurs préoccupations afin de pouvoir être sur le même diapason des instances de prise de décision.

Le coordonnateur national du centre d’étude et de recherche sur la gouvernance des industries extractives et le développement durable (CERGIED), M. Mahmoud Ali Ranga a estimé que l’effectif des femmes dans les instances des décisions au Tchad est minime, du fait que pour la plupart des cas, l’égalité des chances n’y est pas. C’est pourquoi, il entend les outils pratiques afin de prendre en compte les rapports de genre dans les politiques et programmes publics, la budgétisation sensible au genre est une contribution importante à la réalisation d’une société démocratique qui garantit l’épanouissement de toutes les personnes sans distinction de sexe.

Le Directeur Général de CERGIED, Dr Maoundonodji Gilbert informe que cet atelier permet de porter le plaidoyer pour la prise en compte des besoins spécifiques des groupes vulnérables dans le processus de planification et de budgétisation national et local. Pour lui, ces femmes leaders seront outillées afin de promouvoir les politiques publiques inclusives du Tchad en général et la province du Guéra en particulier.

Ouvrant l’atelier le préfet du département du Guéra, M. Salhadine Ahmat Mahamat a décrit le climat négatif que les femmes tchadiennes subissent. Il estime que les droits des femmes continuent d’être violés et la question des inégalités entre les hommes et les femmes et particulièrement la valorisation du rôle actif de la femme dans le processus du développement demeure préoccupante. Pour le préfet, les normes sociales limitent en partie l’accès des personnes marginalisées à certaines ressources telles que les opportunités d’emplois et leur participation dans la prise de décision.

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