Niger : des « tirs nourris » entendus près de la présidence à Niamey dans la nuit de mardi à mercredi

Des tirs nourris », y compris à « l’arme lourde », ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi dans le secteur de la présidence à Niamey. La passation de pouvoir entre le président sortant Mahamadou Issoufou et Mohamed Bazoum doit avoir lieu ce vendredi 2 avril.

Des militaires ont été « arrêtés », après une « tentative de coup d’Etat »,  à Niamey, au Niger, dans la nuit de mardi 30 au mercredi 31 mars, et « la situation est sous contrôle », a appris l’Agence France Presse de source sécuritaire.

« Il y a eu des arrestations parmi les quelques éléments de l’armée qui sont à l’origine de cette tentative de coup d’Etat. Ce groupe de militaires n’a pas pu s’approcher du palais présidentiel lorsque la Garde présidentielle a riposté », a indiqué cette source.

C’était vers 03h00 (02h00 GMT), nous avons entendu des tirs d’armes lourdes et légères et cela a duré quinze minutes avant de cesser, suivis de tirs à l’arme légère, tout a ensuite cessé », a raconté un riverain du quartier du Plateau à Niamey qui abrite les bureaux et la résidence présidentielle. « Les tirs ont duré une vingtaine de minutes », selon un autre témoin. 

« Les tirs étaient intenses, il y avait des armes lourdes et des armes légères », a témoigné un autre riverain.

Selon le journal en ligne actuniger.com, « des tirs à l’arme lourde ont retenti vers 3h00 du matin vers la Présidence et les autres quartiers du centre-ville », mais « la situation est redevenue calme aux environs de 04h00 ».

Des vidéos de quelques secondes ont vite été postées sur les réseaux sociaux, permettant d’entendre des tirs sporadiques de rafales dans le noir total.

L’authenticité de ces vidéos n’a cependant pas pu être établie dans un premier temps.

Passation de pouvoir imminente entre Issoufou et  Bazoum

Ces tirs interviennent avant l’intronisation prévue vendredi à Niamey du nouveau président élu Mohamed Bazoum, très proche du chef de l’Etat sortant Mahamadou Issoufou. 

Son rival, l’ex-président Mahamane Ousmane, conteste les résultats du scrutin et a revendiqué la victoire.

Il a appelé à des « marches pacifiques » dans tout le pays. Dans la capitale Niamey, la marche prévue mercredi par l’opposition a été interdite mardi par les autorités.

L’histoire du Niger, pays sahélien parmi les plus pauvres du monde en proie à de récentes attaques jihadistes particulièrement meurtrières, est jalonnée par les coups d’Etat.

Depuis l’indépendance de cette ex-colonie française en 1960, il y en a eu quatre: le premier en avril 1974 contre le président Diori Hamani, le dernier en février 2010 qui a renversé le président Mahamadou Tandja.

Le passage de relais entre Mahamafou Issoufou et Mohamed Bazoum est le premier entre deux présidents démocratiquement élus.

AFP

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