Incident au palais de justice : La colère des magistrats tchadiens

Les magistrats tchadiens (regroupés dans deux syndicats différents) ont déploré à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire tenue ce vendredi 18 septembre 2020 au palais de justice de N’Djaména « la défaillance totale du chef département de la justice en termes de bon fonctionnement de l’appareil judicaire ».


Pour le président du Syndicat des Magistrats du Tchad (SMT), M. Moussa Wade Djibrine qui a qualifié l’attaque de ce jeudi 17 septembre 2020 au palais de justice ayant occasionné la libération du colonel Abdoulaye à l’origine des troubles au marché de Champ de fil de N’Djaména comme atteinte contre l’autorité de l’Etat bafouée par des individus.
Selon lui, ces personnes qui ont attaqué le palais de justice, est une attaque directe contre le chef de l’Etat président du Conseil Suprême de la Magistrature. M. Moussa Wade Djibrine poursuit que le Maréchal du Tchad, Idriss Déby Itno a toujours décrié l’impunité en matière de meurtre « même s’il y a un règlement à l’amiable l’aspect pénal demeure et les auteurs doivent être poursuivis et condamnés conformément à la loi de la République ».
« Une institution comme la justice, on vient et on attaque les magistrats à l’audience. Car elle incarne même l’image du chef de l’Etat », déclare-t-il.
Les magistrats membre du Syndicat des Magistrats du Tchad ont demandé l’intervention du Chef de l’Etat pour assurer la sécurité des magistrats. « Par le passé nous avons décrié la libération illégale, les ingérences et les arrestations arbitraires. Car nous avons dénoncé ces cas et hier jeudi 17 un groupe de personnes a extirpé un condamné nous avons jugé que ces comportements qui sapent l’indépendance même du pouvoir judicaire », a martelé, M. Moussa Wade Djibrine. Le magistrat d’ajouter que, pour ces comportements cessent, le président du SMT demande l’intervention personnelle du chef de l’Etat pour que ces pratiquent cessent définitivement.
A cet effet, les magistrats ont décidé à l’unanimité d’un arrêt du travail pour une durée d’une semaine à partir de ce lundi 21 septembre 2020 sur l’ensemble du territoire. Ils exigent aussi le renforcement de l’équipe sécuritaire et leur dotation en arme est munition dans les toutes entités juridictionnelles du pays. Ainsi que, la poursuite des auteurs d’outrages, des menaces à l’encontre des magistrats et le manque d’accord du chef de département pour le redressement de l’appareil judicaire.

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