Culture: L’agrégé Abbazen Sa-id publie son « Aide mémoire du notaire tchadien »

L »Aide mémoire du notaire tchadien », du juriste Mohammad Sa-id Abbazen Sa-id, présenté au public, ce samedi, au Musée national de N’Djaména, reste de par sa pertinence un véritable bréviaire du notariat au Tchad.


L’ouvrage de 189 pages, paru aux éditions Mandela et subdivisé en deux grandes parties, decortique, entre autres, les textes statuaires régissant les organisations et les fonctions du notaire, les principes déontologiques, la question de tarification, les redevances domaniales et fiscales et la laïcité.

Dans les années post-indépendance, au Tchad, la fonction de notaires était occupée par les greffiers, rappelle l’auteur.


Le premier tchadien agrégé en Droit oriente et invite les tchadiens à lire cet ouvrage pour s’imprégner de cette notion de laïcité.

D’après lui, le présent ouvrage reprend les textes statutaires dont la loi 22/pr/2019 et les émoluments dus aux notaires, avec quelques redevances versées par le client à l’Etat, sous forme de tableaux récapitulatifs, avec les annotations, commentaires, indexes et les tables des matières. Il annonce, également, dans les prochains jours, la parution d’un autre ouvrage intitulé « Le droit successorale musulman ».

« Ça fait notre fierté, en tant que notaire, de voir un notaire écrivain. Ce livre doit servir les notaires, tous les usagers ainsi que les étudiants, qui veulent bien envisager la profession notariale », exhorte le président de la Chambre de Notaires d’Afrique Centrale Me Djoumian.

L’agrégé des universités égyptiennes, Mohammad Sa-id Abbazen Sa-id, notaire près la Cour d’Appel de N’Djaména, est l’ancien doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’université de N’Djaména.


L’ancien inspecteur d’Etat, né à Sarh, le 14 février 1961; entreprend des études primaires dans sa ville natale, puis, secondaires à N’Djaména. Après l’obtention de sa licence en 1987 (université du Tchad), il décroche son Diplôme d’Études Spécialisées en 1994, à l’université de Khartoum (Soudan) et un master en droit comparé en 2000, à Omdorman (Soudan). S’ensuit un doctorat en droit privé, option histoire du Droit, en 1999, à Perpignan, en France.

Le prix du livre est à 5000 F cfa. Mais, il est vendu, exceptionnellement, à la séance de dédicace à 3 000 Fcfa.

MSK. Lawandji

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