« A N’Djaména, nous sommes dans une prison à ciel ouvert depuis un certain temps » J.B. Manga

Pendant une journée entière, pas d’appel, pas de SMS, pas d’Internet, pas de réseaux sociaux, pas d’électricité dans certains quartiers, et par la suite, pas de SMS, pas de Internet, pas de réseaux sociaux jusqu’à hier. Aujourd’hui, pas de SMS, pas de Internet, pas réseaux sociaux pour les téléphonies… C’est dire qu’il faut que tout ce qui n’est pas normal doit se passer en dehors des regards des autres citoyens.

Imaginez un seul instant, si les réseaux sociaux n’existaient pas sous ce régime, toutes les fois qu’il était possible, nous allons être tué en silence, hors des regards. Merci aux réseaux sociaux qui mettent encore la lumière sur tout et nous ont évité le pis jusque-là, dans ce pays.

Une chose est claire: rien ne justifie une telle violence sur des êtres humains et de surcroit des citoyens tchadiens en pleine capitale. Ce qui s’est passé est inadmissible quelles que soient les raisons. L’Etat et les forces de l’ordre sont là pour nous protéger et non nous tuer. La force qui appuie la Justice est la Police Judiciaire et une infraction qualifiée de délit, et dont la comparution est en citation directe (pas de prison) comme l’a reconnu le Procureur de la République, ne peut nécessiter une telle intervention disproportionnée des forces de l’ordre avec tous les dégâts qui s’en ont suivis. Des chars de combat et des blindés pour arrêter un citoyen qui aurait commis un délit est incroyable. Ces actes barbares, à tous les niveaux, d’où qu’ils viennent doivent être condamnés avec la dernière énergie. Une enquête internationale et impartiale doit être menée pour que les responsabilités soient situées.

Nous sommes désormais conscients que nous vivons dans ce pays comme des morts en sursis!

Jean Bosco Manga

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