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À l’occasion du séminaire national sur la norme ISO 22000 :2018 et de la clôture du projet « Standards for Sustainability – S4S », l’Agence Tchadienne de Normalisation (ATNOR) a réaffirmé sa volonté de faire du Made in Chad un gage de confiance universel.
Réunissant experts, opérateurs économiques, universitaires et partenaires internationaux, le séminaire national de sensibilisation à la Norme Tchadienne Documentaire NTD ISO 22000 :2018 s’est ouvert ce mercredi 2 septembre 2026 à N’Djamena. Organisé par l’Agence Tchadienne de Normalisation (ATNOR) sous le patronage du Ministère du Commerce et de l’Industrie, cet événement charnière marque également la clôture officielle du projet « Standards for Sustainability – S4S ».
L’objectif affiché est d’outiller l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire pour garantir des produits sains, sûrs et compétitifs aux consommateurs tchadiens et sur les marchés internationaux.
La Directrice Générale de l’ATNOR, Mme Nézilé Ousmane Elimi, a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments engage toute la chaîne, de la matière première au consommateur. « Notre défi n’est plus d’avoir une norme, mais de la faire vivre dans nos entreprises. Pas seulement des certificats, mais des produits plus sûrs et des consommateurs mieux protégés », a-t-elle insisté.
Mme. Nézilé Ousmane Elimi a mis en avant les avancées concrètes permises par la participation du Tchad au projet S4S, porté par l’ISO et soutenu par la Coopérative suisse. Durant un an, deux entreprises pilotes nationales ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé vers la certification. Il s’agit de la société So Good So Food (spécialisée dans la transformation des noix de cajou) et CPL (spécialisée dans la production de farines de maïs enrichies).
De plus, pour faciliter l’accès aux référentiels, l’ATNOR met désormais à disposition une plateforme en ligne dédiée aux entreprises, professionnels et étudiants.
Le directeur de la Coopération suisse, Dr Peter Bieler, a souligné que la qualité ne repose pas uniquement sur la matière première, mais sur la professionnalisation de la transformation et le respect des normes. Il appelle à instaurer une culture nationale de la qualité pour rendre les produits tchadiens compétitifs au-delà des frontières.
De son côté, M. El Hadji Abdourahmane Ndione, DG de l’ASN et président du Comité de liaison de l’ISO pour les pays en développement, a qualifié l’ATNOR de cheville ouvrière de l’infrastructure qualité au Tchad. Il a vanté le partenariat ASN–ATNOR visant la mutualisation des compétences et la reconnaissance mutuelle des certifications pour faciliter le commerce transfrontalier.
Selon le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, la crédibilité d’un produit ne se décrète pas mais se construit patiemment par la rigueur et le respect de normes reconnues.
« Lorsqu’un produit alimentaire arrive sur un marché, une question précède toutes les autres : peut-on lui faire confiance ? Confiance dans sa qualité, dans les conditions de sa production et, surtout, dans sa sécurité pour le consommateur », a martelé le ministre Dr Guibolo Fanga Mathieu.
Pour lui, la maîtrise des dangers liés à la sécurité sanitaire des aliments, du producteur jusqu’à l’assiette du consommateur, en passant par les transformateurs, distributeurs et laboratoires constitue désormais une exigence de santé publique incontournable, mais également un facteur déterminant de compétitivité pour le tissu entrepreneurial national.

