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Le gouvernement nigérien a affirmé samedi avoir circonscrit un « mouvement d’humeur » de militaires, après des tirs d’armes lourdes et légères qui ont secoué la capitale pendant plusieurs heures dans la nuit de vendredi à samedi.
Selon un communiqué lu à la Télévision nationale (RTN), un groupe de soldats « en rupture avec le règlement militaire » a d’abord séquestré plusieurs de leurs camarades au sein de la caserne de la base 101, avant d’entreprendre des tirs sur des sites sensibles de Niamey.

Le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, a indiqué que la « prompte réaction » des forces de défense et de sécurité a permis de reprendre progressivement le contrôle des positions visées.

Les autorités n’ont, dans l’immédiat, fourni aucun bilan humain ni précisé l’identité des mutins ou la nature de leurs éventuelles revendications. Elles ont appelé la population à garder son calme, à vaquer librement à ses occupations et à ne pas relayer d’informations non vérifiées.

Il s’agit de la troisième fois cette année que Niamey est secouée par des tirs d’ampleur, après les attaques terroristes de janvier et juin visant l’aéroport. Des observateurs locaux qualifient cette mutinerie interne de « tentative de coup d’État », une caractérisation que les autorités n’ont pas reprise officiellement.

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