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La coordinatrice nationale de l’Association Regard Social (ARS), Mme Jackie Djaibaye Korbegue, tire la sonnette d’alarme dans un communiqué de presse signé  ce mardi 25 août 2026, face aux violences faites aux femmes et aux filles qui sévissent dans les provinces et à N’Djaména.

Elle informe que dans le cadre de sa mission de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), son organisation, à travers son unité de veille, a recensé et suivi plusieurs cas de violences entre juillet et août 2026, signalés par les médias et les sources publiques au Tchad.

Pour Mme Jackie Djaibaye Korbegue, cette veille s’inscrit dans le respect de la Constitution révisée le 3 octobre 2025, de la loi n° 029/PR/2015 portant interdiction du mariage des enfants, et de l’ordonnance n° 003/PR/2025 portant prévention et répression des violences à l’égard des femmes et des filles sur le territoire tchadien.

La coordinatrice nationale de l’Association Regard Social rapporte qu’à N’Djaména comme dans les provinces, plusieurs femmes et filles ont subi des violences psychologiques, des humiliations et des pressions au sein de leurs foyers, avant que la situation ne dégénère en violences physiques.

Mme Jackie Djaibaye Korbegue précise que ce phénomène persiste partout. Elle cite deux cas récents entre autres. Selon elle, à El Ouaya (Mayo-Kebbi Ouest), une jeune mère accusée de sorcellerie aurait été violemment battue, ligotée puis jetée dans un cours d’eau. Elle aurait succombé à ses blessures, laissant derrière elle un nourrisson.

À Bongor, le 25 août 2026, une femme est décédée à l’hôpital provincial des suites de graves blessures qui lui auraient été infligées par son conjoint à l’aide d’une arme blanche. « Ce cas, rapporté comme une violence conjugale mortelle, rappelle une nouvelle fois les conséquences parfois irréversibles des violences conjugales », a alerté la coordinatrice nationale.

Face à cette situation, Regard Social appelle à une mobilisation collective et à une tolérance zéro. L’association félicite les médias pour leur contribution considérable à la lutte contre ces violences. Elle appelle enfin, les autorités, les services de sécurité, la justice, les familles et les communautés à renforcer la protection et la prise en charge des victimes, à garantir l’accès à la justice et à lutter contre l’impunité.

« Aucune violence ne doit être banalisée, aucune victime ne doit être réduite au silence et aucune vie ne doit être sacrifiée au nom du mariage ou de l’honneur familial », a-t-elle conclu.

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