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Face à la montée des températures à N’Djaména, les produits rafraîchissants deviennent de plus en plus chers. La barre de glace, indispensable pour conserver et rafraîchir l’eau en sachet, a vu son prix grimper, entraînant une hausse directe du coût de l’eau vendue dans les marchés de la capitale. Une situation qui pèse sur les vendeurs comme sur les consommateurs.
Depuis quelques semaines, la forte chaleur qui s’abat sur la capitale tchadienne bouleverse les habitudes de consommation.
Dans plusieurs marchés de N’Djaména, l’eau en sachet, autrefois accessible à 25 FCFA, est désormais vendue à 50 FCFA. Une augmentation qui s’explique principalement par la hausse du prix de la barre de glace.
Plusieurs vendeurs interrogés imputent cette augmentation à la hausse du prix de la barre de glace, passée de son tarif habituel à 1 500 francs CFA, voire 2 500 francs CFA dans certains points de vente.
« Cette hausse de la demande, notamment en période de chaleur, entraîne souvent une augmentation des prix, surtout lorsque les coûts d’approvisionnement ou de transport augmentent », explique Ali Madji, vendeur de glace au marché de Mil.
Au marché de Dembé, Moussa, vendeur ambulant d’eau en sachet depuis trois ans, témoigne : « Avant, avec 500 francs CFA de glace, je pouvais tenir toute la journée. Aujourd’hui, il me faut presque le double. Si je garde le prix à 25 francs, je travaille à perte. »
Même constat chez Léonie, détaillante d’eau en sachet au marché de Dembé : « Les clients se plaignent, mais nous aussi, nous souffrons. Tout dépend de la glace : si elle coûte cher, nous n’avons pas le choix. »
Du côté des consommateurs, la frustration est palpable. Sous un soleil accablant, l’eau en sachet reste souvent le seul moyen de se rafraîchir rapidement et à moindre coût. Mais cette hausse des prix complique le quotidien, notamment pour les ménages à faible revenu.
Dame. Halima Adjide, vendeuse de légumes au marché de Dembé, confie : « Avec la chaleur, on est obligé d’en acheter plusieurs par jour, puisque nous sommes sous le soleil. Parfois, je dépense jusqu’à 600 francs pour l’eau. »
Cette flambée des prix met en lumière la dépendance des petits commerces à certains produits essentiels comme la glace.
« Si la chaleur persiste dans les semaines à venir, vendeurs et consommateurs redoutent une nouvelle hausse, rendant l’accès à l’eau fraîche encore plus difficile », craint Mahamoud Teguilo, vendeur de jus et d’eau fraîche au marché central de N’Djaména.
Sagnoudji Francine

