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Autrefois abondantes à la même période, les mangues en provenance des différentes zones productrices du pays se font désormais rares sur les marchés de N’Djaména.
Au marché de Taradona, situé dans le 7ᵉ arrondissement, habituellement bien approvisionné en cette saison de chaleur, le constat est tout autre.

Ce dimanche 5 avril 2026, une pénurie notable de mangues est observée sur les étals.
Cette rareté s’explique principalement par une baisse de la production dans les zones agricoles.

Chez les grossistes du marché Taradona, les mangues sont proposées en cartons à des prix variant entre 14 000 et 15 000 francs CFA.
Au détail, la hausse est également significative. Le tas de 7 à 8 mangues, vendu autrefois à 500 francs CFA, se négocie aujourd’hui à 1 000 francs CFA.
« Cette année, vraiment les mangues sont chères. Avant, avec 500 francs CFA, on pouvait en acheter suffisamment. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas », déplore Mme Amina, une mère de famille venue faire ses provisions.

Comme elle, de nombreux clients arpentent les allées du marché, hésitant parfois à acheter ce fruit devenu moins accessible.

Du côté des vendeurs, la situation reste difficile. M. Mahamat Youssouf, commerçant de mangues, explique cette hausse par la chute prématurée des fleurs et des jeunes fruits, entraînant une baisse de production.
« Nous aussi, nous achetons les mangues très cher auprès de nos fournisseurs. Le transport, la rareté et d’autres difficultés impactent cette situation. Nous n’avons pas le choix, sinon nous vendons à perte », a-t-il indiqué.

Même constat chez Mme Halima, vendeuse installée à l’entrée du marché :
« Les clients pensent qu’on exagère, mais ce n’est pas vrai. Tout a augmenté. Si on vend moins cher, on ne gagne rien », affirme-t-elle.

Sangnoudji Francine

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