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Le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), section de N’Djaména, M. Abdelkader Djibia, a estimé, lors d’un point de presse tenu ce mardi 24 février 2026 à l’École du Centre, que le salaire de l’enseignant ne suffit plus à couvrir ses besoins fondamentaux.

« Il est normal que les enseignants se mobilisent pour se faire entendre, surtout lorsque toutes les voies de recours sont épuisées. S’inscrivant dans une dynamique de solidarité, le SET de N’Djaména décide de poursuivre son mouvement de grève jusqu’à la satisfaction de ses revendications », a-t-il insisté.

M. Abdelkader Djibia a rappelé que le mouvement de grève, déclenché depuis quelques jours, a suivi une procédure normale et a été précédé par deux préavis de grève dûment notifiés au gouvernement. « Les enseignants ne sont pas motivés par des intérêts politiques, mais par la volonté de défendre leurs droits et d’améliorer leurs conditions de travail. Ils ne luttent que pour leur survie. L’enseignant tchadien n’a pas d’autre ambition que le respect de ses droits afin de remplir ses devoirs », a-t-il ajouté.

La section provinciale du SET de N’Djaména rejette fermement la référence à la loi 032 faite par le ministre de l’Éducation nationale, qui interdit le droit de grève, estimant que cette loi est en déphasage avec les valeurs démocratiques et les normes internationales du travail.

Le secrétaire général provincial du SET de N’Djaména, M. Abdelkader Djibia, a lancé un appel vibrant à tous les enseignants de la ville de N’Djaména à rester sereins, mobilisés et déterminés, en attendant de nouvelles orientations.

« Nous sommes à un moment crucial de notre lutte pour nos droits et nos conditions de travail. La grève menée par la section de N’Djaména et par certaines provinces de l’intérieur du pays est une occasion de nous unir et de faire entendre notre voix. Les retombées de cette lutte ne profiteront pas uniquement aux enseignants grévistes, mais à tous les enseignants sans exception », a-t-il déclaré.

Mahamat Moussa Ahmadou

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