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Une équipe de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH), composée de quatre personnes, en mission dans la province du Lac dans le cadre d’un projet soutenu par le GCERF sur la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, est interdite de quitter la ville de Bol depuis jeudi dernier.

Cette décision aurait été prise par le délégué général du gouvernement auprès de la province du Lac, selon une source proche de la LTDH.

La délégation, dirigée par M. Ngafwe Lamtouin Lagasso, chargé des programmes, comprend également Mme Teresa Boyalngar, chargée des activités socio-économiques, M. Djasrabe Weilengar, gestionnaire, et leur chauffeur M. Madjingue Djimtoingar. Ils sont actuellement logés chez un particulier à Bol.

Après avoir effectué des activités de suivi dans les localités de Ngouri, Kouloudia et Doum-Doum, l’équipe s’est rendue au gouvernorat pour présenter ses civilités au gouverneur de la province, le général Saleh Tidjani Hagar.

Ce dernier les aurait accusés d’être des espions opérant sous couverture d’une organisation infiltrée, et aurait ordonné qu’ils soient retenus sur place jusqu’à l’arrivée du premier responsable de la LTDH à Bol.

Le coordinateur national de la LTDH, M. Baldal Oyamta, renseigne que ses collègues ne sont pas emprisonnés, mais qu’il leur a été formellement interdit de poursuivre leurs activités ou de rentrer à N’Djaména.

Il précise que le gouverneur exige la présentation de l’accord-cadre entre leur partenaire et l’État, la signature d’un accord avec le représentant du ministère compétent dans la province, ainsi que le détail du budget exécuté et non exécuté du projet.

Par ailleurs, la radio FM Liberté rapporte que six autres membres d’une autre organisation en mission d’enquête auraient également été retenus par le même délégué général.

Mahamat Adoum Issa

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