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L’écrivaine Aïcha Mahamat Nour rend hommage à son père à travers son ouvrage La lampe de mon père, paru aux Éditions Plume d’Afrique à N’Djamena et aux Éditions du Yé. L’ouvrage, est préfacé par Abderamane Kouré, compte 271 pages réparties en quatre parties.

La cérémonie de dédicace de ce livre s’est tenue le dimanche 26 juillet 2026 à l’ONAMA, en présence de parents, d’amis et de plusieurs invités.

L’autrice a expliqué que, dans son œuvre, la lampe cesse d’être un simple objet domestique pour devenir le symbole de la connaissance, de la confiance et de la liberté. Toute la portée du livre repose sur cette conviction : éclairer l’intelligence d’un enfant, c’est déjà éclairer son avenir.

«« Ici, il n’y a ni héros invincible, ni fortune soudaine, ni miracle. Il y a simplement le travail, la discipline, la patience et la fidélité aux valeurs transmises », a-t-elle souligné.»

Elle s’est souvenue que son père, Mahamat Nour, ne disposait ni d’un titre prestigieux, ni d’un pouvoir particulier, ni d’une richesse exceptionnelle. En revanche, il lui a transmis des valeurs essentielles qui ont façonné son parcours.

Pour l’autrice, La lampe de mon père constitue également un témoignage précieux sur la condition de la femme tchadienne. Sans jamais adopter un ton revendicatif, elle démontre, à travers son propre parcours, que l’éducation demeure la première voie vers l’émancipation.

«« Mon parcours n’efface ni les obstacles culturels, ni les épreuves, ni les blessures, mais il montre qu’aucune tradition ne peut durablement empêcher une intelligence soutenue par le travail et la persévérance de s’épanouir », a-t-elle expliqué.»

Selon elle, la véritable grandeur ne réside ni dans la célébrité ni dans les honneurs, mais dans la fidélité à ses valeurs, le sens du devoir et la capacité à transmettre aux autres la lumière que l’on a soi-même reçue.

Des années de camaraderie scolaire à ses études à Paris, puis à son retour au pays et à son engagement professionnel à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), chaque étape de son parcours est présentée non comme une victoire personnelle, mais comme le prolongement de la confiance que son père lui a accordée.

«« La lampe de mon père est, en définitive, bien plus qu’un récit de vie. C’est une œuvre profondément humaine qui célèbre la puissance de l’amour parental, la force de l’éducation et la confiance comme moteur de toute réussite », a-t-elle conclu.»

Mme Aïcha Mahamat Nour est banquière et spécialiste en management bancaire. Depuis 2009, elle mène une carrière exigeante à la BEAC à N’Djamena, où elle occupe le poste de cheffe du service de la gestion administrative des marchés et des affaires juridiques. Son parcours académique, partagé entre le Maroc et la France, lui a permis d’acquérir une solide expertise en marketing, en économie et en gestion. Engagée dans les actions humanitaires, elle préside une association œuvrant pour l’amélioration du système sanitaire au Tchad.

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