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À l’occasion de la Semaine du diabète de l’enfant, l’Unité d’endocrinologie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant (CHU-ME) de N’Djaména a clôturé, ce vendredi 4 septembre 2026, sa campagne de sensibilisation et de formation placée sous le thème : « Aucun enfant ne doit mourir du diabète. Comprendre pour mieux accompagner l’enfant vivant avec le diabète ». La cérémonie a réuni des professionnels de santé, ainsi que plusieurs parents et enfants.

Au cœur de l’Unité d’endocrinologie et de diabétologie pédiatrique, lieu habituel de leur prise en charge, plusieurs jeunes patients sont venus témoigner. Ils ont souligné l’importance cruciale du dépistage précoce et partagé leur parcours de soins. En brisant le silence, ces enfants ont mis en lumière une pathologie bien réelle, mais encore trop souvent méconnue du grand public.

Selon Dr Djaury Dadji-Ha, pédiatre, endocrinologue et diabétologue au CHU-ME, le diabète infantile est une réalité clinique incontestable. Il rappelle que cette semaine spéciale visait avant tout à éveiller les consciences, car le diabète chez l’enfant existe. « À travers cet événement, nous voulions donner au public l’occasion d’en prendre pleinement conscience », a-t-il souligné.

Il s’est réjoui du déroulement de cette journée au sein même de son service, réitérant son engagement à accompagner au mieux les patients et encourageant les enfants à s’exprimer librement sur leur quotidien avec la maladie.

Abordant la complexité du diabète de type 1, Dr Djaury Dadji-Ha a rappelé qu’il s’agit d’une maladie auto-immune où les cellules productrices d’insuline sont détruites, parfois sous l’influence de facteurs génétiques ou de perturbateurs endocriniens.

Il a lancé un appel vigilant aux parents : s’ils remarquent que leur enfant boit énormément, urine fréquemment ou présente une fatigue inhabituelle, qu’ils n’attendent pas et consultent immédiatement un diabétologue, car une prise en charge tardive peut entraîner de graves complications.

Représentant le directeur général du CHU-ME, Dr Djidita Haggre Youssouf, cheffe du service des urgences pédiatriques, a souligné que cette journée marque la fin d’un séminaire, mais qu’elle est surtout dédiée à ceux qui vivent cette réalité au quotidien : les enfants, ainsi que les parents qui portent le poids de cette maladie.

Ali Moussa Alkorbawi

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