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Les élèves des établissements publics, en particulier ceux des classes d’examen, dénoncent les grèves répétées des enseignants qui perturbent le bon déroulement des cours.

À quelques mois des examens, l’inquiétude des élèves est palpable dans plusieurs lycées et collèges.

Hassan Ali, élève en classe de Terminale A4, exprime son angoisse : « Le programme n’est pas terminé et les examens approchent. »

Selon lui, chaque interruption des cours creuse davantage le retard et réduit leurs chances de réussite. « Nous faisons de notre mieux pour réviser seuls, mais sans encadrement régulier, c’est très difficile », ajoute-t-il.

Même constat chez Amina Moussa, élève en classe de 3ᵉ : « Pendant que nous restons à la maison, les élèves des écoles privées poursuivent normalement les cours. Nous avons l’impression d’être abandonnés », déplore-t-elle.

De leur côté, les enseignants défendent des revendications liées aux conditions de travail et.

L’un d’eux, M. Idriss Brahim Issakha, enseignant de philosophie, explique que leurs doléances ne datent pas d’aujourd’hui. « Nous demandons de meilleures conditions de travail et le respect de nos droits. La coupe des salaires ne fera qu’intensifier la crise. »

Cette situation crée un déséquilibre entre les établissements publics et privés.

Alors que les écoles privées maintiennent un rythme régulier d’enseignement, les élèves du public se sentent pénalisés et craignent de ne pas être suffisamment préparés pour affronter les épreuves.

Salahadine Mahamat

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