Le coordonnateur de la Fondation de Bienfaisance pour la Protection et l’Encadrement des Enfants de la Rue (FBPEER) a procédé, ce vendredi 29 août 2025, à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena au lancement officiel de leurs activités.
Placée sous le thème : « Protéger, écouter et encadrer : un avenir pour chaque enfant de la rue », la FBPEER, entend bâtir un cadre de vie sécurisant, stimulant et bienveillant pour les enfants de la rue.
Mme. Mariam Abdoulaye, secrétaire générale de leur fondation a déclaré que l’objectif de son organisation vise à faciliter la réinsertion familiale et sociale des enfants de la rue à travers des programmes d’accueil, d’éducation, de formation professionnelle et de soutien psychosocial. En collaboration, dit-t-elle, avec le gouvernement, les organisations non gouvernementales, les institutions internationales et le secteur privé pour maximiser l’impact des actions menées.
Le vice-président du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Tchad, Cheikh Abdadaïm Abdallah Ousman a rappelé que « les enfants dans la rue ne sont pas nés de la rue. Ils ont des familles, et ont des droits, et méritent d’être soutenus pour retrouver une vie normale ».
Lançant officiellement ses activités, M. Attahir Abderahim Abdelfakhara justifie que, la création de leur fondation n’est pas une initiative de plus. C’est un cri de conscience, une réponse à une urgence, une volonté collective de dire : ça suffit. « Nous refusons de croire qu’il est normal que des enfants dorment sur des cartons, mendient aux carrefours, subissent des violences que même un adulte aurait du mal à supporter », a-t-il précisé.
M. Attahir Abderahim Abdelfakhara lance un appel à l’ensemble des acteurs sociaux, car dit-il, ce combat, sa fondation ne peut le gagner seule et elle a besoin des institutions, des entreprises, des citoyens, des leaders communautaires, des médias, de toutes celles et ceux qui croient que la grandeur d’une nation se mesure à la façon dont elle traite ses enfants. « Aujourd’hui, la Fondation est en marche. Mais demain, c’est avec vous que nous construirons des foyers, des écoles, des projets de réinsertion. Des ponts entre les rues et l’avenir. Nous n’avons plus le droit d’attendre. Nous avons le devoir d’agir. Maintenant. Ensemble », a-t-il martelé.
Ali Moussa Alkorbawi