Tchad : le Consensus d’Action prévoit une marche pacifique ce samedi 13 février

Le Consensus d’Action Républicaines pour le Progrès (Le Consensus), appelle à travers une conférence de presse animée ce mercredi 10 février 2021 au siège du parti les Transformateurs la population à effectuer l’acte 2 de la marche du peuple prévue pour ce samedi 13 février 2021 sur tout le territoire national et exige la libération sans condition de tous les marcheurs de l’acte 1, détenus à N’Djaména et dans les provinces.


Pour les organisateurs en plus de l’acte 2 de la marche du peuple dénommée la Marche  » Ass-béh Khalas Tammana « , ils prévoient aussi des marches pacifiques tous les samedis à partir de 9heures sur toute l’étendue du territoire, « jusqu’à la fin du système actuel basé sur l’Injustice et l’Exclusion alors même que le peuple Tchadien attend l’Inclusion de tous, la Justice et l’Alternance gages du vivre ensemble harmonieux et de la paix ».


Le Consensus d’Actions Républicaines pour le Progrès condamne la violence avec laquelle les forces de défenses et de sécurité ont réprimé les marcheurs dans tout le territoire national.
Ils prennent à témoins l’opinion nationale et internationale en appelant le gouvernement à arrêter les intimidations et les tient pour responsable de tout ce qui adviendrait physiquement ou physiologiquement à tous les marcheurs détenus. Ils estiment que, le rôle des vraies forces de sécurité nationale c’est d’être du côté du peuple et de garantir le respect des droits fondamentaux reconnus par la constitution et les textes internationaux ratifiés par le Tchad.


Me. Max Loalngar président de la Ligue Tchadienne des Droits l’un des initiateurs de l’acte 2 appelle le peuple tchadien et sa jeunesse à un sit-in pacifique le 15 février 2021, devant l’ambassade de France au Tchad et les entreprises françaises au Tchad, qui a imposé Déby de rester au pouvoir contre la volonté du peuple Tchadien qui avait limité le nombre de mandats à 2 et mis 35 ans comme âge plancher et 70 ans comme âge plafond à la présidentielle.


Pour lui, le Sommet du G5 Sahel devant se tenir à N’Djaména le 15 février 2021 n’est pas le bienvenu s’il a pour seul objectif de fermer les yeux sur un régime qui confisque le pouvoir à travers des élections à main armée et qui confisque les libertés fondamentales en éliminant l’écrasante majorité du peuple constituée de jeunes et des femmes, dit Max Loalngar le président de la LTDH « La France pays des droits de l’Homme qui a élu le jeune Président Macron. Peut-il fermer les yeux sur une telle situation avec M. Déby allant pour un 6ème mandat alors qu’elle se prononce sur 3 mandats ailleurs en Afrique? », s’interroge, le président de la Ligue Tchadiennes des Droits de l’Homme.


Max Loalngar interpelle par ailleurs, les leaders d’opinions (Syndicats, Partis politiques, les différents groupes socio-professionnels, les religieux et autres garants de la morale collective) qui n’ont pas encore pris la mesure du danger qui menace le Tchad dont M. Déby lui-même a reconnu en 2019 que toutes les fondations sont à terre, de se joindre à cet éveil populaire pour l’autodétermination du peuple tchadien.
« Non seulement nous refusons le 6ème mandat de M. Déby mais refusons aussi l’organisation des élections d’Avril 2021, dans les conditions actuelles d’exclusion et d’Apartheid excluant 80% de la Population », a déclaré, le président de la Ligue Tchadiens des Droits de l’Homme, Max Loalngar.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.