#Tchad : La CTDDH condamne la répression armée contre les manifestants d’Abéché

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’Homme(CTDDH) décrit dans un communiqué de presse de son secrétaire général adjoint, M. Ibrahim Mahamat Ibrahim la recrudescence « des violences aveugles pratiquées par les forces de défense et de sécurité sur des citoyens manifestants à mains nues accompagnant les cortèges funèbres des victimes tombées en marge de la manifestation survenue ce lundi 24 janvier à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, »Cette situation prend une tournure inquiétante et risque de causer à terme des dommages irréparables ».

Selon lui, la manifestation est organisée en protestation contre l’intronisation d’un chef de canton dans le périmètre urbain d’Abéché. Aussitôt, dit-il, intervenus les éléments de forces de défense et de sécurité qui ont fait un usage excessif des armes de guerres sur des manifestants à mains nues. Ce qui avait entraîné plusieurs cas de morts et des blessés en nombre indéterminé dans le rang des manifestants, relève le communiqué.

Ce nombre de victimes serait revu en hausse suite à la répression sanglante abattue sur des citoyens accompagnants les cortèges funèbres des victimes tombées dans la journée d’hier au cimetière de Tago Zagalo, sis au quartier Goz Amir.

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH), rappelle que la mauvaise gestion de cette affaire tant par les responsables locaux que par les responsables en charge de la sécurité au niveau central reste la principale cause d’aggravation de la situation. Elle souligne que si les mesures sécuritaires étaient prises en temps voulu, le gouvernement aurait évité ce massacre.

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme (CTDDH), exhorte le gouvernement à privilégier la voie de la paix et de la quiétude. Elle désapprouve par ailleurs, la coupure de réseaux de communication.

La Convention Tchadienne de Défense de Droits de l’Homme (CTDDH), demande l’ouverture immédiate d’une enquête tendant à identifier et arrêter les auteurs de cette tuerie, ainsi que leur traduction devant les Juridictions compétentes. Elle demande aussi, par ailleurs, la destitution immédiate du gouverneur, du préfet et sous-préfet, ainsi que les responsables sécuritaires du département de Ouara.

La CTDDH, condamne cette répression sanglante et aveugle, et, rend le gouvernement tchadien de la transition responsable des toutes les atteintes graves des dkroits de l’Homme.

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